“Les vieux, on est des diesels” : Helena Noguerra se confie sur son expérience dans Nouveau Jour (M6) auprès d’acteurs beaucoup plus jeunes

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“Les vieux, on est des diesels” : Helena Noguerra se confie sur son expérience dans Nouveau Jour (M6) auprès d’acteurs beaucoup plus jeunes
Terenghi Alberto/IPA/ABACA

Plongée dans l’univers effréné de Nouveau Jour, Helena Noguerra a découvert un rythme de tournage inédit… et une nouvelle génération de comédiens. Entourée de jeunes acteurs issus d’un monde hyper-connecté, l’actrice observe avec curiosité et admiration leur aisance face à la caméra. Une confrontation stimulante entre deux visions du métier, que celle qui incarne Louise vit comme un apprentissage permanent.

Avec Nouveau Jour, M6 a lancé ce qui s’annonce comme l’un des paris les plus ambitieux de sa grille 2025. Ce feuilleton quotidien, diffusé depuis juin dernier, représente la plus grosse production de l’année pour la chaîne. Une mécanique de précision, calibrée à grande échelle : trois studios mobilisés, deux réalisateurs, trente auteurs et plus de 300 personnes travaillant chaque jour pour produire un épisode de vingt-cinq minutes. Pour Helena Noguerra, qui incarne Louise, la patronne d’un hôtel familial au cœur du récit, c’est plus qu’un rôle  !

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Installée désormais à Marseille pour les besoins du tournage, elle a confie à nos confrères du Monde : “ Je ne me projette pas trop parce que sinon ça fait de l’angoisse, mais le projet désormais m’ancre ici. C’est vertigineux pour moi. Ce travail quotidien”.  Loin de la temporalité du cinéma, l’actrice a découvert un univers intense et rigoureux : “Cette machinerie, c’est exceptionnel. Par jour, c’est 300 personnes, trente auteurs, deux réalisateurs, trois studios, pour produire un épisode de vingt-cinq minutes”.

Face à une équipe jeune, souvent rompue à l’image et au rythme effréné des réseaux sociaux, Helena Noguerra observe avec bienveillance : “Je suis en étude de ce milieu. Parmi les acteurs, il y a beaucoup de jeunes débutants. Ils ont une facilité folle. C’est une génération habituée à l’image, à être filmée, à se mettre en scène, avec les réseaux. Nous, les vieux, on est des diesels. On met du temps à démarrer. On vient d’un monde, le cinéma, où on faisait une minute utile par jour. Eux ne comprennent même pas pourquoi il nous faudrait plus de temps”.

L’actrice fan de son personnage

“Et puis à rester dans la machine à laver tout le temps, il y a un côté Jim Carrey dans The Truman Show, ça peut rendre fou”, a-t-elle plaisanté. Pour tenir le rythme, elle puise dans son imaginaire foisonnant : “Comme j’ai une vision pop de la vie, je m’imagine en actrice d’Almodóvar devenant l’héroïne d’un soap. Actrice de soap, ça peut paraître dévalorisant, mais Marisa Paredes jouant une actrice de soap, ça reste une actrice de cinéma”. Louise, le personnage qu’elle incarne, la transforme au fil des jours selon ses confidences : ”On s’empare du personnage. C’est passionnant. On discute avec les auteurs qui le découvrent en marchant, comme nous. Et puis on s’influe mutuellement, mon personnage et moi. Louise, c’est un parrain, elle me révèle. C’est une ‘tough girl’, une dure à cuire. Chaque jour, elle est en moi, moi en elle. Une idée de moi se redessine”.

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